31/12/2011

Problèmes dentaires.

hérédité, symbolisme, décodage dentaire,épigénome,psychogénéalogieSur la radiographie des dents de mon petit-fils  je n'avais pas vu grand-chose sinon que derrière les 2 incisives au-dessus, qu'une dent esseulée poussait, surnuméraire. Dans le fond aussi il y avait une anomalie, mais je ne voyais rien, je me contentais de l' explication de ma fille. Une dent poussait vers l'os. Après quelques explications je compris l'ampleur du problème. Elle entrait dans l'os au lieu de traverser la gencive vers l'extérieur, elle s'était trompée de sens.

Cette analyse fut l'occasion pour moi de découvrir même à mon âge comme le disait un ami que la classe de 2e primaire était la période de la chute des dents de lait. Je n'avais jamais fait le rapprochement. Pour moi c'était un processus continu simplement. Etait-ce l’indice principal marquant à 7 ans l'âge de raison ? Un nouveau domaine de questionnement venait de s'ouvrir. J’ignorais l'existence de ce type d'anomalie, ma connaissance se portait sur l'alignement des dents, sur les appareils pour les redresser, mais je n'avais jamais entendu parler de dents qui poussaient à l'envers. Pour clarifier ce phénomène, ma fille cadette avait pris rendez-vous avec un spécialiste en décodage dentaire. A ma grande surprise, ils existaient. Au fond fallait-il s'étonner de tous les spécialistes dans les domaines les plus divers. Notre monde bougeait en effet dans tous les sens.

Au bout du fil, elle me transmit quelques jours plus tard le sens proposé par celui-ci. Pour la dent poussant à l'envers, la cause présumée en était un conviction de l'autre grand-père. À l'âge de son petit-fils, il avait perdu son père. Celui-ci était au ciel comme on le disait souvent aux enfants. Et la dent spécifique s'orientait dans cette direction. L'énergie était détournée et symboliquement exprimait par un poteau indicateur la perte du sens. Encore fallait-il le croire ce spécialiste ! Avec prudence, j'enregistrais son message pour y revenir me contentant simplement de profiter de l'occasion pour lui rappeler, une coutume qu'elle avait mise par-dessus bord et qui était le respect des défunts par une visite annuelle au cimetière. Avait - elle été avec son mari et avec l'enfant s'incliner sur la tombe familiale. Savaient-ils où cette tombe se trouvait ?Il n'était pas au ciel comme l'indiquait le sens propre mémorisé. Apparemment ma réflexion en ricochet semblait prendre du sens. Plutôt que de jeter l'anathème sur la déclaration du spécialiste, ne valait-il pas mieux rester dans ce qu'était mon intérêt ; la psychogénéalogie. Il me fallait aussi ne pas systématiquement lui dire que ses choix, ses opinions n'étaient pas les bons. J'évitais ainsi le choc frontal tout en gardant la porte ouverte. Comment avait-elle vécu, le départ de son grand-père maternel ? Le détour en valait la peine. L'on verrait bien plus tard à l'autopsie qu'elle allait être le destin de cette dent. Un jour ou l'autre, la question reviendrait sur le tapis et pourquoi pas un retournement de la dent comme un enfant peut le faire, dans l’utérus, juste avant l'accouchement.

Pour la dent surnuméraire, je faisais partie du problème. Comme je restais fort présent par mon image de père, ma fille n'avait pas donné toute la place à son mari. A travers le petit-fils, les repères étaient doubles d'où le doublement de la dent, pour représenter le père antérieur. À ce moment l'explication semblait imaginable selon cette théorie mais était-elle réaliste. Esquivant le fond du problème je m'empressai de la renvoyer à son mari et à son devoir d'épouse, à la place bien plus large qu'elle ferait bien de lui laisser ne fût-ce que dans la conduite de la voiture qu'elle monopolisait trop souvent. Son rôle de conducteur principal, de la voiture, était déjà un indice de trop de Yang dans son comportement.

Au fond grâce à ces deux hypothèses toujours à vérifier, dans mes réponses, j'avais pu me tirer d'affaire sans conflit avec elle. Il ne restait plus qu’a attendre que les nouveaux sens agissent, donnent leurs effets.

28/12/2011

Etat de bronchite.

bronchite,hérédite,serendipité,arrière grand-mère,touxLa conversation téléphonique avec ma fille aînée venait de se terminer et j'en restais pantois. Un échange unique venait de prendre fin, entrecoupé de silence, rempli d'un questionnement fondamental. Est-ce que cette hypothèse de fusion avec les sentiments de son arrière grand mère maternelle avait du sens. Est-ce qu'en prendre conscience couperait la malédiction tombée sur ses épaules. Est-ce ce qui était « mal dit formulé  correctement effacerait le problème ? En rejoignant la cuisine pour aller boire un verre d'eau, mon épouse, assise sur le divan m'arrêta pour me lire un extrait du livre.« Le plaisir de vivre. » d’Anne Ancelin-Stutzengberger.

Emprunté trois jours plus tôt par moi, à la bibliothèque, ce livre attendait sur la table du salon. Elle avait décidé de le lire et me faisait part de l’extrait qui la touchait. La citation reprenait un passage de Platon, consacré notamment à Er le Pamphylien. :

«  pour choisir la vie, il faut tenir parole et tourner la page -autrement dit, être capable de rechercher la personne aimée dans les Enfers et de repartir vers la vie sans se retourner, de surmonter un traumatisme, d’en faire le deuil, de s’en libérer en « l’oubliant », si j’ose dire en choisissant la vie. »

Elle me livrait comme un résumé de la conversation qui venait de se passer avec notre fille. En avait-elle perçu le contenu, le sens à travers la porte.

Pour moi ce texte décrivait le mouvement auquel notre fille était conviée.

Entre elle, notre fille et moi, existait un champ morphogénétique, à propos de la situation. Des informations cachées circulaient à travers nous. Ce texte confirmait l’hypothèse du chemin à prendre pour en sortir, pour en finir avec les causes de sa dépression. Notre fille descendait dans les enfers, dans son trou noir pour y trouver les sentiments d'angoisse de détresse, d'abandon de son aïeule. Ses sensations passaient de l'indicible à la conscience par son questionnement. Elle décodait leur sens profond avec son entourage thérapeutique et affrontait les émotions qui n’avaient été qu’enfouies mais non exprimées dans sa lignée. Malgré elle, elle portait le contenu enfermé dans la crypte qu'elle avait reçue de sa mère. La tâche, de dire les choses, de les expurger, était sur la table.

Mon épouse commençait à être avertie intellectuellement de la nature et des causes du drame commun. L'ouverture de ces mémoires passées par sa fille, la mise au jour de l'angoisse la faisait paniquer plus qu'à l'habitude. Le danger toujours fuit était devenu perceptible, réactivait sa fuite, renforçait ses sensations corporelles d'évitement. Arrivé à sa hauteur, elle me dit d'un autre ton «  Pourquoi pas de ton côté, pourquoi est-ce du côté des femmes qu'il faut questionner. ? » Elle reportait sur moi le sens et la valeur du texte rejetant comme à l’habitude, tout mon cheminement des années passées.

Évitement encore pour la énième fois, comme aux thérapies précédentes pour notre couple ou, après quelques semaines, elle quittait le champ d'enquête sous prétexte que c'était moi qui avais le problème. Son comportement présent était dominé par la peur et marqué dans des colites, des diarrhées.

Elle avait décidé le soir de ne pas rejoindre sa fille et sa petite fille au concert vu 1a trachéite sérieuse qui descendait d'heure en heure vers les bronches. Ses voies aériennes souffraient d'une infection à l'image de celle vécue par sa grand-mère, à l'image de l'emphysème qui avait remporté sa mère. Sa toux devenait de plus en plus grasse au point de m'inquiéter par sa sonorité  profonde et nouvelle. Jamais depuis que je la connaissais, elle n'avait atteint cette profondeur. Un lien manifeste se marquait entre la découverte ou le dévoilement fait par sa fille et son état de santé. Elle qui se soignait, à la manière d'une hypocondriaque, entrait ce jour dans une nette pathologie.

La nuit fut courte, vu ses quintes de toux, sa difficulté à respirer couchée. Elle fut à deux doigts de me demander de la conduire  aux urgences pour faire soigner sa difficulté respiratoire. Cet épisode renversait les rôles de février dernier. A cause de mes quintes de toux qu'elle ne supportait pas, j'avais dû quitter comme chaque fois le confort du lit conjugal pour passer des nuits hachées sur le divan. Je comprenais à présent que j’étais chassé car ma toux représentait la mémoire ancestrale de l'arrière-grand-mère maternelle toujours présente en elle. L'angoisse à la fois de la contagion, qui pouvait être tuberculeuse, et de ce bruit qui portait la mémoire sonore de l’aïeule en train de mourir.

Au lever, elle prit rendez-vous chez le médecin de garde pour entendre le diagnostic d'une bronchite asthmatique. Elle était cette fois bien prise et symboliquement, elle s’approchait aussi de la crypte ouverte par sa fille. Seul le chemin du deuil allait la sortir de là. Il fallait s’incliner avec sa fille sur la tombe de l’ancêtre, pour la reconnaître morte et enfin faire le deuil pour retrouver le plaisir de vivre. Indices complémentaires, elle avait ressorti de l’armoire, les assiettes noires de sa mère, qu’elle trouvait si chic et s’obstinait à les utiliser malgré toutes mes objections et mon rejet de celles-ci.

Mettre à table le deuil, oui, mais par la parole, et non pas par la confusion entre le chagrin et la nourriture. Elle subissait aussi un abcès à la maxillaire droite inférieure, et je trouvais dans un livre des symboles la référence pour ces dents-là au deuil et au chagrin. Oui,il fallait vider cet abcès du passé,une fois pour toute.