25/03/2012

Gateau des rois.

acte manqué,hérédité,enfant rebelle,attitude négativeLa répétition de la chorale terminée chacun avait déballé ce qu'il avait apporté pour la petite fête. Pour ma part, mon épouse m'avait chargé d'offrir la tarte  aux pommes, qu'elle avait fait. Je m'étais empressé de le découper pour en présenter un morceau à chacun. La petite bouteille de vin était restée dans mon sac, un autre choriste ayant apporté un vin mousseux. Après les zakouskis au saumon et au fromage, chacun s'était empressé, avec unanimité de manger son morceau. Quand quelqu'un demanda « Qui est le roi ? Qui est la reine ? J'ai apporté un petit cadeau ! » Double surprise car je n'avais pas compris  qu'il s'agissait de trouver la fève dans le dessert comme avec la galette des rois d'une part et d'autre part personne n’avait réagi. Une information manquait à ma compréhension. Après avis de chacun, il n’y avait pas de fèves dans la tarte. Confus, je téléphonais à mon épouse indisposée et restée à la maison pour connaître le fin mot de l'histoire. Selon elle il y avait bien un indice pour désigner le roi ou la reine dans son dessert. En effet elle avait placé dans la tarte aux pommes une rondelle de pommes séchée, pliée en deux ! Malheureusement pour elle, l’indice s’était dissous dans le garnissage de la tarte.

Autant dire que la fête était en grande partie ratée et les paquets de truffes apportées par  le choriste inutile.  L'effet était manqué. Or c'était suite à son projet de faire le dessert  qu'il avait pris la décision d'apporter ces cadeaux.

La scène était curieuse, à la limite de mon entendement. Organisatrice de l'événement, elle s'était au prix de sa manie de tout changer, coupée de la tradition. Elle avait sabordé la convivialité de la petite fête car le hasard n'avait pas joué son rôle pour désigner le roi, vu l’absence de la fève. 

 Comme notre thème de réflexion avec des amis était la liberté, j'en profitais pour lui dire au retour qu'elle avait tout manqué par son choix incongru de modifier les paramètres de la fête.

Sans doute en avait-elle, le droit, la possibilité mais était-ce une vraie liberté. C'était plutôt le contraire, elle  n'était pas libre du tout car elle n'avait pu suivre son rôle et son choix dans l'organisation de l'événement. Elle s'était placée en tant que frondeuse, rebelle dans le scénario traditionnel et l'avait fait capoter. Elle était le jouet d'une attitude d'enfance remplie d'opposition, de confrontation pour attirer négativement sur elle les foudres ou l'attention de son entourage. Elle avait le malin plaisir à faire le contraire de ce qui était utile, efficace, normal.

Au départ, elle était l’initiatrice de la fête, mais elle ne pouvait atteindre son but, enfermée qu’elle était dans la double contrainte, diffuse en elle.

Elle lançait l’initiative et sabotait la suite de telle manière que le projet capotât.

Elle truquait les cartes, brouillait les effets et se plaignait des remarques négatives à son sujet. Il fallait applaudir, mais était-ce possible face aux résultats.

13/03/2012

Deuil de Décembre.

faire le deuil,dépression,compassion,condoléancesPuisqu'il y a deuil, pourquoi ne lui écrits tu pas une lettre pour lui exprimer la compréhension que tu as, de son drame, de ses angoisses, de l'indicible qu'elle devait affronter sa mort et l'abandon de ses enfants. Entoure la de ta compassion, mais rend lui ses sentiments, ses émotions. Elles ne t'appartiennent pas.  Avec respect dit lui que tu as ta vie à vivre et ta vie n'est pas de porter le deuil de sa vie tronquée si tôt. Laisse les morts enterrer les morts.Tu pourrais aussi avec ta mère, t'incliner sur sa tombe que ne visitait jamais ta grand-mère. Avec ta mère, il nous a fallu 3 essais, quelques années plus tôt pour pouvoir l'honorer une seule fois.

« Faisant cela, est ce que je vais sortir de mes angoisses, de ma peur ? »

« Tu le sauras si tu fais la démarche concrètement, la compréhension intellectuelle ne suffit pas il n'y a pas de certitude, de voie balisée une chose était certaine ce n'est pas dans le mental qu'est la solution. Il faut une action, une sorte de psychodrame !

Elle était par son état dans une couche profonde de sa psyché, dans des émotions cachées, engrammées, transmises à travers 2 ou 3 générations

Pendant ce temps très long, entrecoupé de silence, mon épouse avait fermé la porte du salon pour ne pas entendre, pour fuir comme elle l'avait toujours fait cet indicible qui l'effrayait. Par son agitation, sa quête incessantes, elle courrait le plus loin possible de ces souvenirs douloureux. La conversation se poursuivait à présent autour de ses activités d'infirmières, de son projet d'entreprise d'aide aux mères qui venaient d'accoucher. Ce projet correspondait symboliquement à la problématique de l'aïeul « Qui va s'occuper de mes enfants orphelins, que je vais bientôt abandonner ? »

La fin du projet qu'il l'occupait à mi-temps, arrêté faute de rentabilité, avait marqué le début de sa dépression en Janvier dernier. Son autre mi-temps, comme infirmière aux urgences, n'avait été choisi que par son sens symbolique caché - Soigner cette arrière-grand-mère dans l'urgence pour une maladie inguérissable à cette époque.

Les points susceptible de soutenir l'hypothèse de la kinésiologue et de la praticienne de bioénergie étaient largement étayés. Serait-ce suffisant ?

Par l'échange entre nous, il me semblait qu'elle pouvait à présent baliser sa détresse lui donner sens. Hypothétique sans doute.

Les mots semblaient assécher sa détresse. Sa voix devenait plus ferme, la durée de l'argumentation, de l'échange auquel elle participait pleinement en était un bon indice. Elle pouvait conceptualiser cet indicible, donner sens à son vécu.

Un élément supplémentaire s'ajoutait au poids des symboles précédents, le symbole que la Suisse prenait dans la lignée des mères.

Quand sa grand-mère avait effectué son voyage de noces en Suisse, décalé et reporté à plus tard, vu les difficultés de l'après-guerre, elle avait placé sa fille ( sa mère), l'aînée chez les tantes est imprimé en celle-ci une rupture d'attachement, un traumatisme d'abandon et inconsciemment sa mère quelques mois après sa naissance avait reproduit le fait pour partir en vacances créant ainsi, renouvelant le syndrome de l'abandon des aînées. Elle en portait aussi le poids

Synchronicité, le voyage en Suisse de ma fille après ces 6 semaines de déprime correspondait aussi à un acting out, une mise en scène, de sa part à un pèlerinage symbolique dans le pays des helvètes pour avec ses amies vivre une semaine joyeuse et détendue de sports d'hiver. Ce voyage apparaissait comme la fin d'une parenthèse de mort car réalisé après le 17 mars, date de décès de l'arrière-grand-mère pour entrer dans une parenthèse de vie dont elle gardait encore la mémoire. Séjour plein de vie, de joie de vivre d'un état qu'elle portait en elle comme potentiel et sur lequel elle pouvait s'appuyer pour survivre et rouvrir la vie en elle. Comme à Bethléem ou un nouvel enfant est né que son remède « Star of Bethléem lui ouvre la porte d'une joie retrouvée.