17/02/2014

Moment de flottement au réveil.

mixtion impérieuse, rèves, contraceptionLuminosité présente annonçant le début de la journée, l'heure approximative du lever. En me tournant vers le réveil, je constatais l'heure, presque la demie, elle allait bientôt se lever pour se préparer à partir à sa journée formation sur le Saint-Esprit. Mon envie de profiter de la douce chaleur qui m'enveloppait était forte. Rien ne servait de courir, j'allais bénéficier d'une journée solitaire, tranquille. Un minuscule bruit perça le silence. C'était son GSM qui annonçait la mise en route de la sonnerie. Quelques secondes plus tard, le bruit augmenta comme prévu, en souplesse.  « Non! Non, ce n'est pas possible ! » dit elle! D'un mouvement brusque, elle se saisit de l'engin pour l'arrêter ou le reprogrammer.

Je restais immobile feignant de dormir. À l'entendre, elle avait mal dormi  et s'étonnait d'être déjà réveillée.

Elle m'embrassa légèrement sur la tête puis se leva. J'avais envie de rester, de prolonger, et surprise, aujourd'hui c'était possible.

Alors que depuis des semaines, dès mon réveil, je devais me précipiter à la toilette pour soulager une vessie qui s'emballait, qui me rappelait d'urgence ses contingences, son remplissage. Aujourd'hui rien de tel, elle ne s'était pas mise en route. Mon organe semblait avoir perdu la commande qu'il prenait depuis trop longtemps et qui me gênait très fort.

Aujourd'hui jour faste, je profitais donc comme avant d'un temps d'émergence, avant de plonger dans l'activité du jour.

Les pensées pouvaient se balader dans ma tête tranquillement. Elles pouvaient jouer au saute-mouton, s'associer, remonter dans le passé, déliées peut-être des programmations indues un jour posées et qui gênaient ma vie au quotidien. Je ne pouvais me détacher des événements chez mes enfants et de leur intention de se séparer.

Ma vessie avait été impossible à gérer depuis l'annonce que mon fils quittait sa compagne. Est-ce cela qui avait contribué à me donner une journée impossible où toutes les heures, je devais me précipiter aux toilettes. Un lien pouvait exister car cet événement se passait, ce jour là.

À distance, j'en avais me semble-t-il été influencé et je traduisais sa manifestation intempestive comme une somatisation, celle d'éliminer un choix de vie, une attitude ancrée, nuisible au bon fonctionnement du clan. En fin de consultation l'homéopathe m'avait rappelé l'hypothèse de la page 259 de  "La maladie cherche à me guérir"(*). L'auteur attribuait  mes symptôme comme une expression de :

  - Se débarrasser d'une tension émotionnelle,

  -Pleurer par en bas,

  -Situation d'impuissance par rapport à un enfant.

L'hypothèse me parlait fortement. Elle me confortait dans l'idée que je faisais aussi partie de leur problème puisque je l'exprimais par ces symptômes. Souvent aussi dans mes rêves, j'étais à la recherche d'un endroit pour uriner et je ne le trouverais jamais pour des tas de raisons. Latence d'un problème qui à présent s'exprimait. Symbole d'une élimination à faire sur un sujet bien mystérieux jamais résolu car toujours de retour. 

Hier, j'avais décidé de m'attaquer à ce problème en prenant rendez-vous avec une kinésiologue déjà rencontrée dans sa spécialité de psychophanie et un mieux se marquait immédiatement dans le rythme de mes besoin d'éliminer. J'étais en route. Il me fallait apporter une réponse à la question qui traversait mes aînés et les obligeaient pour être homme et femme à quitter la mère de leurs enfants. Comme s'il n'était pas possible d'être dans les deux rôles à la fois, comme si l'un excluait l'autre. La question à traiter chez ma fille, chez mon fils semblait aussi d'ordre sexuel. La psychogénéalogie pouvait en apporter le sens. (**)

Cette idée flottait dans ma tête et une réminiscence du passé s'y ajouta.

Notre chambre d'enfant était située à la suite de la chambre des parents qui ainsi n'avaient aucune intimité. C'était au fond leurs pilules, la présence des enfants les empêchant de donner libre cours à leur instinct non protégé sinon par la méthode Ogino. Autres temps, autres moeurs. Et si ma conception du monde transmis à mes enfants inconsciemment était basée sur ce scénario qui ne faisait aucune place dans la tête à la contraception et qui n'a comme ligne de conduite, après la naissance des enfantst que l'abstinence comme préservatif.

Dans la maison de campagne de mes beaux-parents où nous allions souvent, il n'était pas question de relations sexuelles car curieusement, les parents, pour atteindre leur chambre, devaient passer dans la chambre d'amis qui nous était réservée. Scénario imposé par la géographie des lieux vu l'enfilade de pièces et qui aurait pu être remis en cause mais qui ne l'avait jamais été comme si ceux-ci aussi étaient imprégnés de cette géographie "préservatif."

Ce palier dans la somatisation, ce plaisir retrouvé d'être chaud le matin pouvait il être en lien avec cette hypothèse?

(*) "La maladie cherche à me guérir"(*). Philippe Dransart.

(**) Le modèle de Grand-père.

 

 

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