14/10/2010

L'arbre matriciel; le retour.

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Comme dans un ciel ennuagé et filandreux, mes pensées s’associaient lentement, formant et déformant des ensembles dont je m’étonnais. Les femmes étaient rentrées ensemble, rejoignant les hommes, laissés seuls. Hier en écrivant le texte précédent, je n’en avais pas pris conscience. J’avais agi comme dans la lecture d’un journal que l’on commence par le milieu sans se préoccuper de la Une.

C’était pourtant la première fois que je me trouvais avec mon beau-fils et mes petits-fils à la maison entre hommes.

Pour ses quarante ans, celui-ci avait reçu un nouvel appareil photo, ce qui faisait un beau sujet d’échange technique et de mode opératoire. C’était l’occasion de lui montrer les photos prises la semaine précédente avec l’appareil équivalent prêté par ma sœur. La seule difficulté rencontrée fut l’impossibilité de photographier, une grosse araignée dans le coin de la fenêtre qui donne sur le jardin. Elle était à contre jour et nous ne savions comment réussir la photo.

Sujet symbolique représentant la mère possessive, dans les rêves et qui venait confirmé sa présence, ignorée par ma femme et la femme d’ouvrage.

Au cours de la conversation et de l’échange sur la photographie, il me rappela  l’« arbre matriciel » que j’avais fait pour mes ancêtres et me questionna sur la technique à utiliser.

Comme l’échange d’information devait être supporté par un schéma, j’avais promis de lui envoyer  l’information suffisante que pour qu’il fasse celui des petits enfants et nous avions fermé la parenthèse.

« Oui , dit-il, il faudrait pour la généalogie de mes enfants que je questionne mon père tant qu’il est encore là. »

Comme infirmier aux urgences, il connaissait la valeur du temps. Son père déclinait et il s’en inquiétait sans doute. Ah si j’avais encore quarante ans, j’aurais pris la peine d’interroger de manière approfondie l’histoire familiale et ses témoins. J’aurais reconstitué certains points obscurs du passé. Pourquoi le frère de mon grand père maternel cité dans des documents soigneusement conservés ne participait pas à la mémoire familiale. Pourquoi était-il enterré dans le sud ouest de la France comme me l’avait dit, une ancienne amie de ma mère, rencontrée par un hasard de proximité car son neveu étant mon voisin.

Lorsque j’avais abordé le sujet de la généalogie avec lui, à la naissance de son aîné, j’avais perçu comme un blocage, un frein. Le passé était le passé. Il fallait le laisser tranquille. Pourtant le beau-père de ma fille, à un anniversaire, avait évoqué la toute puissance de sa grand-mère, fille mère à une époque où cette situation était scandaleuse. Il nous avait dit qu’on connaissait le père, mais qu’elle ne voulait pas de l’ homme. Etait-ce la case manquante qui l’empêchait d’aborder le passé qui le faisait vivre en concubinage, avec ma fille. Il refusait, même poussé par l’argument de simplicité avancé par le notaire pour des actes de propriété, de se marier.  (*)

Plus tard, après quelques recherches sur le PC pour retrouver le fil de construction de l’arbre matriciel, je lui avais envoyé copie de celui commencé pour les petit-fils, 8 ans plus tôt et qui restait désespérément vide de son coté.

Une ouverture s’était faite, une fissure ? une crevasse ? venait de se faire dans le barrage qu’il’opposait à la quête du passé. A ces pensées se superposait à présent l’image de la semaine. Celle d’une grosse araignée,  placée cette fois en pleine lumière et dont j’étais fier d’avoir pu réussir la photographie. Elle montrait non pas l’ordre mais le désordre au centre de la toile, à mon grand étonnement.

 Deux araignées apparues en quelques jours d’intervalle, la dernière impossible à photographier, à saisir, à fixer. Symbole de la puissance maternelle qui étouffe.L’araignée semblait le reflet de l’image intérieure qu’il fallait bientôt affronté en un combat singulier.

Ces moments entre hommes reconstituaient la force masculine dont il fallait avoir besoin pour se détacher de la puissance négative des femmes des lignées paternelle et maternelle.

 A  ces pensées se superposait à présent l’image de la semaine, si je pouvais reprendre cette expression, celle d’une grosse araignée, cette fois placée en pleine lumière et dont j’étais fier d’avoir pu réussir la photographie. Elle montrait non pas l’ordre mais le désordre au centre de la toile, à mon grand étonnement.

 arbre matriciel,araignées,lignée des mères,généalogieDeux araignées apparues à quelques jours d’intervalle,la dernière impossible à photographier, à saisir, à fixer. Symbole de la puissance maternelle qui étouffe. L’araignée semblait le reflet de l’image intérieure qu’il fallait bientôt affronter en un combat singulier.

Ces moments entre hommes reconstituaient la force masculine dont il fallait avoir besoin pour se détacher de la puissance négatives des femmes de sa lignée paternelle.

Lien (*)  BW38 La reconnaissance sur le ventre)

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http://ale-gensyn.skynetblogs.be/archive/2007/06/17/la-reconnaissance-sur-le-ventre.html