05/03/2012

Germaine,en décembre

fleurs de bach,bio-énergie,transmission,dépressionL'après-midi prenait un tour inattendu, non planifié suite au refroidissement qui venait de toucher mon épouse. La trachéite apparue le jour précédent descendait sur ses bronches. Sa toux était devenue plus grasse, plus caverneuse. Ce son étrange, le même que l'année dernière, avait fait sa réapparition. Comme elle ne souhaitait pas sortir, elle me mandatait  pour aller chercher au magasin bio, un flacon de fleurs de Bach:  « Star of Bethléem » pour notre fille aînée que l'on devait rencontrer le soir même. Après la course, au retour suite à la panne du téléphone de la cuisine, je fus amené à prendre l'appel dans le bureau à côté de mon PC. Étonnement, ma fille aînée était au bout du fil en direct. Habituellement c'est mon épouse qui décroche et qui souvent lui fait la conversation. Cette fois j'étais en première ligne.

Enfin des nouvelles de sa part, en direct, cela tenait du miracle.

Depuis des semaines, la communication ne se passait que de nous vers elle, quelque chose était changé. Elle n'était plus passive mais active, assertive même. Sa voix me semblait difficilement audible, perdant de sa netteté en fin de phrase mais elle était là, c'était l'essentiel. Plus d'une fois, je lui fis répéter, clarifier la séquence des événements pour m'y retrouver. Le flacon de fleurs de Bach, dans ma main la rassurait, la réconfortait. Le remède qu'elle souhaitait allait lui parvenir lors de ma participation en soirée au concert de Noël de sa fille . Le produit paramédical qui lui avait été conseillé fortement par 1a praticienne de bioénergie, allait le soir même être en sa possession.

Un nouvel indice apparaissait dans les éléments déjà en place à propos de sa dépression, un indice intéressant. Elle cherchait un soutien supplémentaire à la thérapie de la parole, à la prise de médicaments. L’avis de la praticienne Bio, confirmait celui de la kinésiologue  contactée plutôt. La présence de l'arrière-grand-mère de sa lignée maternelle celle qui était morte laissant 3 enfants orphelins, dont une aînée âgée d'à peine 6 ans, sa grand-mère, était à l’origine de ses problèmes. L'hypothèse suivante était posée; sa détresse  son marasme, ses idées noires, ses angoisses venaient de cette femme, par héritage caché. L'état de santé actuel dans lequel elle se débattait, venait de cette jeune femme qui consciente de sa phtisie galopante et de sa gravité, sentait venir sa mort et pressentait, l'abandon forcé de ses jeunes enfants. Comme mère, elle avait dû affronter l'indicible, l'épreuve la plus dure d'une vie de femme, la rupture du lien avec ses enfants au moment où ils en avaient le plus besoin.

Une transmission mystérieuse avait eu lieu, entre celle-ci et ses descendants. Ma fille en portait la marque au fer rouge. Elle en portait les symptômes. L'idée d'une transmission psychosomatique m'avait effleurée mais mon décodage n'avait pas de sens car il n'était pas la conséquence de sa demande, de son ouverture à une autre hypothèse.

Tant qu'elle n'avait pas pris distance par rapport à son marasme, tant qu'elle restait noyée dans les  sentiments et sensations négatives, elle ne pouvait pas en sortir. Ce moment semblait arriver. En complément de sa prise de conscience avec la praticienne, le matin même elle venait faire miroir de son vécu avec moi.

« A quoi ont servi toutes les tentatives que j'ai faite pour me débarrasser de ce poids, de cette tristesse, de ces angoisses qui m'assaillent. Les consultations du psy, mes séances de « Rebirth », mes démarches, si je reste dans mon marasme, dans ce trou noir ? »

Par bribes, elle mettait en clair un par un, les éléments plausibles susceptibles de clarifier les émotions pénibles dans lesquelles elle se noyait. Un deuil non fait devait être verbalisé et rendu à sa propriétaire, l'arrière-grand-mère maternelle. À chaque silence, je veillais en respirant profondément à lui laisser l'espace et le temps de poser la question qu'il la traversait.

« Est-ce que le sens donné par cette personne, va me sortir de mon marasme, du fond noir, où je me languit et où je me perds ? »

J'essayait de la réconforter.  « Oui c'est hypothèse est plausible. Ce deuil est à faire, il faut le traverser pour en connaître l' effet qu'il fera sur toi.