02/06/2011

Image impromptue

symbolisme,images,ciel,indicible,cheminementSur l'écran du PC, l'image m'était apparue comme un flash.

Elle m'avait saisi dans une dimension dont je n'avais pas mesuré la profondeur lorsque je l'avais tirée. D'ailleurs, je cherchais plus à saisir le jaune brillant des deux iris qui venaient de fleurir et dont la teinte était d'une pureté particulière. La lumière et par conséquent  l’atmosphère du jour étaient spéciales . L’étang sous un ciel bleu royal rafraîchissait l'air, un vent doux  poussait de gros nuages d’une blancheur immaculée qui apportaient un contraste se reflétant dans l’eau d’un vert épinard.

Les photos des iris étaient floues car j'avais manqué la mise au point. Il ne me restait plus qu'à mettre la série à la poubelle quand la troisième prise mécaniquement plus vers l'étang que vers les fleurs m'apparu dans toute sa symbolique, me coupant le souffle.Elle se présentait dans sa totalité comme la synthèse d'un cheminement, comme le témoin de l'atmosphère et d'une vision.

Le dessin montré à la conférence du mercredi avant Pâques chez mon ami, en était le squelette, le fil rouge. L'un allait vers l'autre, l'un expliquait l'autre. Le dessin m'avait renvoyé au cheminement personnel qui parle de toutes les difficultés de la vie, celle du corps et de l’âme.Toutes les difficultés dans lesquelles, on baigne au jour le jour.Toutes les blessures que l'on a reçues et qui au milieu de nous, tendent comme un filet répulsif, un barrage nous empêchant d'aller plus bas, en nous, dans notre intimité, notre intériorité, notre âme.

Sous cette couche sombre, que l'on peut qualifier d'ombre, existe un espace autre, un espace transcendant, difficilement accessible, sinon dans des moments privilégiés. Un espace que l'on peut atteindre lorsque l'agitation mentale s'arrête, lorsque les pensées s'évanouissent.

L’image de l’étang en était le symbole. Elle montrait à mon regard étonné, au centre l'apaisement des tensions du mental, des soucis. Alors qu’en périphérie, les difficultés vécues s’étalaient dans l'eau sombre. Les feuilles de nénuphars, n manifestait la présence.

Au milieu un espace clair bleu comme le ciel. L’espace dégagé par la méditation, l'attention à ce qui se passe dans le fort intérieur. Un peu de ciel en nous.

Cette image était comme une invitation à trouver en nous la lumière, la joie, la paix, moments bien fragiles, éphémères mais moments souvenirs qui servent de fondement, de points d’appui lorsque le ciel, de notre quotidien  se couvre. Indicible invisible aux yeux là dans cet espace en nous dans le cœur, le mystère, le chemin, la vie avec un grand V.

 

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