05/11/2008

Toussaint.

inscription funéraire,cimetière,généalogie

Mon regard s'était porté sur le monument funéraire, surtout pour vérifier l'état de dégradation, que pour une autre raison mais avec l’arrivée de la pluie je m'étais précipité pour me mettre à l'abri dans la voiture. En sortant du cimetière, surprise, mon petits fils qui s’était éveillé venait vers moi avec mon épouse.

avec l'intention comme la pluie s'était arrêtée, d'en profiter pour faire une petite ballade de détente.
Curieusement, nous étions retourné sur la tombe, comme si la première fois n'avait été qu'une entrée en matière, une occasion manquée et qu'il fallait y repasser. Mon attention se porta cette fois sa sur l'ensemble des noms. L'inscription de mon arrière grand-mère paternelle Catherine me posait à présent une question.


Les inscriptions

Pourquoi son inscription était-elle centrée sur la pierre de taille à gauche ?

J’imaginais le monument à son décès. Logiquement, l'inscription, qu'elle n'avait pas choisie, pour respecter l'ordre de l'écriture aurait du être à gauche, la première ou éventuellement à droite contre la partie central où le nom des familles était indiqué. Première a être enterrée, elle avait été inscrite au centre de l'espace disponible comme à la place d'honneur, comme sur un piédestal. Son fils âgé de 23 ans, devait avoir été l'auteur du choix.
A sa mort, il avait été inscrit après elle, à droite, dans l'ordre de l'écriture, contre le panneau du nom des familles.
Symbole visible, dans le temps, d'une vie fusionnelle. A part les dates dans l'ordre de lecture, ils étaient à présent, comme un couple virtuel, mère et fils. Il n'y avait pas d'ordre symbolique. Celui-ci semblait perturbé.


Questionnement.

Comme l'arrière grand père paternel n'était pas dans la tombe familiale, pour une raison inconnue, ils apparaissaient symboliquement comme mari et femme, puisque le fils portait  le même prénom que le père, seul les dates permettaient la reconstitution de l'ordre et de l'arbre généalogique. Hasard du destin, à sa gauche était inscrit son petit-fils, porteur du même nom que l'enfant qu'elle avait éduqué, demi-frère de son fils.

07/02/2007

Les cimetières.

BW26-Les cimetières.JPG

Le vieux cimetière.

Dans mon enfance et mon adolescence, le vieux cimetière s’étendait autour de l’église. Un no man’s land, envahit d’herbes folles, plus ou moins interdit. Seul, le coté droit était fréquenté par le sentier qui allait de l’entrée de l’église à la cure et à la sacristie. Il avait du être désaffecté avant la première guerre mondiale. Mes souvenirs à son sujet étaient inexistants. Seule une tombe d’une famille de notable et toujours fidèlement entretenue m’avait apporté le sens de la « Concession à perpétuité ".


Le nouveau cimetière.

En périphérie du village, vers le lieu dit « Aux six chemins » en surplomb par rapport à la xhavée qui menait au plateau, se trouvait le nouveau cimetière. Mon arrière grand-mère paternelle, et mon grand père s’y trouvaient enterrés. La première en 1918 et le second en 1929. Chaque année, à la Toussaint nous allions rendre hommage, en famille au grand père paternel que nous n’avions jamais connu. Son portrait, en buste grandeur nature, trônait sur le mur du living de notre grand-mère.

La pièce rapportée.

Le nouveau compagnon de ma sœur, lors de sa première visite à la Toussaint avait soulevé un voile, mis en évidence, ce fait qui ne nous avait jamais traversé l’esprit. Mais où était l’arrière grand-père !
Aucun de nous ne le savait à l’heure où je me posais la question. La grand-mère l’avait rejoint dans la tombe emportant l’information. 


Le lien manquant.

Pourquoi mari et femme avaient-ils été séparé dans la mort ? A cette époque, vu la pression sociale, cela n’avait pas l’air possible, imaginable. Pourtant, mari et femme l’étaient. Mon arrière grand-mère maternelle, la seconde épouse, nourrice sans doute du premier fils dont la mère était morte en couche expliquait-il cela. Etait-ce un problème de place qui avait poussé l’administration communale à ouvrir un nouveau cimetière ou simplement un fait politique local qui avait engendré cette séparation ?  Comme tous ne voulaient pas être enterré autour de l’église, la loi avait permis l’ouverture d’un nouveau cimetière, neutre, cette fois. Qu’importe mais comment mon père féru de généalogie, avait-il abandonné la trace de son grand-père paternel ? Comment n’avait-il pas en même temps qu’il me montrait les livres de la paroisse, baptême, mariage et décès, conduit sur la tombe de son grand-père paternel dans l'ancien cimetière. La généalogie, c’est cela aussi.


Les archives communales.

Le fossoyeur interrogé n’avait pu me donner aucune information au sujet de ce nouveau cimetière. Il me faudrait pour comprendre, poursuivre ma recherche et consulter les archives de la commune, si elles étaient disponibles.