31/10/2008

Us et coutumes.


civilité,convivialité,transport en communL'incident.

Le train de 17h30 était plus rempli qu'a l'accoutumée. Dans le compartiment la deuxième banquette gauche avait son siège de couloir occupé par un sac à dos. De la part des jeunes occupants, à mon arrivée et mon arrêt à hauteur du siège aucune réaction, aucun mouvement, ma présence n'avait apparemment pas été remarquée. Je manifestais donc mon souhait d'occuper le siège encombré.

"A qui appartient ce sac ? " "A moi ! " répondit le jeune coté vitre. Quelques secondes s'écoulèrent et rien ne se passa. Le propriétaire voulait sans plus désigner son bien. Il n'avait pas l'intention de libérer la place. Démarche incongrue sans doute. Bouillonnant intérieurement, devant tant d'inertie, je pris le sac et le plaçait dans le porte-bagage pour libérer le siège et m'asseoir enfin.
Cette incivilité s’ajoutait aux autres. Une autre fois, un jeune récupérait mon journal posé sur la tablette, sans s'informer s'il y avait un propriétaire. Il se rendit tout à coup compte qu'au fond ce n'est pas un gratuit abandonné par un voyageur précédent. Il le remit sans excuse ou commentaire.
Lors d'un autre voyage, un autre me demanda à emprunter mon gratuit et puis s'en alla sans le rendre sous prétexte sans doute qu'il est gratuit.


L'espace social.


C'est de génération en génération que l'on transmet le respect, l'attention à l'autre. Chacun à sa place et une place pour chacun. Combien de fois, mon père, ne nous a-t-il pas sermonné sur les usages en société, sur les valeurs à respecter pour y vivre à l'aise. L'école s'attachait aussi à la définition des valeurs, aux règles d'usage dans la société lors des rencontres et du quotidien pour que tout se passe dans le respect de l'autre.
Apparemment quand je les observe au jour le jour, il me semble qu'il y a beaucoup d'usages qui se sont perdus. Les parents et les éducateurs n'ont apparemment plus précisés les valeurs de base de la société. Le sac, mon sac, à tous les droits, son confort est le mien, j'occupe deux places et s'il le faut si l'on insiste, en râlant j'obtempère manifestant ainsi combien je suis lésé dans mon confort et ma facilité. La tradition s'est perdue, l'ordre extérieur n'a plus la cote.


Espoir.

Les transports en commun, les Tec, ont rétabli depuis deux ans, l'entrée par la porte de l'avant. Les chauffeurs saluent, n'en ont-ils pas reçus la consigne. On se parle s'est déjà mieux. Des campagnes de publicité invitent à ne pas se comporter comme des sauvages, à céder sa place à une femme enceinte, à une mère portant son enfant, Encore quelques messages publicitaires et le porte bagage retrouvera son usage. Le mois prochain l'incivisme sera sanctionné. Serait-ce le retour du balancier vers un peu plus de rigueur, pour le respect des voyageurs les plus faibles, et le confort de tous.