24/03/2015

Que sont les amis devenus...

Arquebouté dans la tempête,

Comme un phare dans les vagues

Je m'accroche au rivage.

Où sont les mers étales

Qui faisaient le bonheur,

Les couchers de soleil apaisants ?

 

Vaincue par la souffrance

Qu'elle ne supportait plus

Elle nous a laissé, là

Sur le bord de la rive.

 

Dans le désert des jours,

En vain mes larmes coulent.

Les amis se font rares,

Leurs peurs nous épuisent.

 

Peu de mots, peu de voix

Pour soutenir nos pas.

Un mot un jour ne suffit pas.

13/03/2012

Deuil de Décembre.

faire le deuil,dépression,compassion,condoléancesPuisqu'il y a deuil, pourquoi ne lui écrits tu pas une lettre pour lui exprimer la compréhension que tu as, de son drame, de ses angoisses, de l'indicible qu'elle devait affronter sa mort et l'abandon de ses enfants. Entoure la de ta compassion, mais rend lui ses sentiments, ses émotions. Elles ne t'appartiennent pas.  Avec respect dit lui que tu as ta vie à vivre et ta vie n'est pas de porter le deuil de sa vie tronquée si tôt. Laisse les morts enterrer les morts.Tu pourrais aussi avec ta mère, t'incliner sur sa tombe que ne visitait jamais ta grand-mère. Avec ta mère, il nous a fallu 3 essais, quelques années plus tôt pour pouvoir l'honorer une seule fois.

« Faisant cela, est ce que je vais sortir de mes angoisses, de ma peur ? »

« Tu le sauras si tu fais la démarche concrètement, la compréhension intellectuelle ne suffit pas il n'y a pas de certitude, de voie balisée une chose était certaine ce n'est pas dans le mental qu'est la solution. Il faut une action, une sorte de psychodrame !

Elle était par son état dans une couche profonde de sa psyché, dans des émotions cachées, engrammées, transmises à travers 2 ou 3 générations

Pendant ce temps très long, entrecoupé de silence, mon épouse avait fermé la porte du salon pour ne pas entendre, pour fuir comme elle l'avait toujours fait cet indicible qui l'effrayait. Par son agitation, sa quête incessantes, elle courrait le plus loin possible de ces souvenirs douloureux. La conversation se poursuivait à présent autour de ses activités d'infirmières, de son projet d'entreprise d'aide aux mères qui venaient d'accoucher. Ce projet correspondait symboliquement à la problématique de l'aïeul « Qui va s'occuper de mes enfants orphelins, que je vais bientôt abandonner ? »

La fin du projet qu'il l'occupait à mi-temps, arrêté faute de rentabilité, avait marqué le début de sa dépression en Janvier dernier. Son autre mi-temps, comme infirmière aux urgences, n'avait été choisi que par son sens symbolique caché - Soigner cette arrière-grand-mère dans l'urgence pour une maladie inguérissable à cette époque.

Les points susceptible de soutenir l'hypothèse de la kinésiologue et de la praticienne de bioénergie étaient largement étayés. Serait-ce suffisant ?

Par l'échange entre nous, il me semblait qu'elle pouvait à présent baliser sa détresse lui donner sens. Hypothétique sans doute.

Les mots semblaient assécher sa détresse. Sa voix devenait plus ferme, la durée de l'argumentation, de l'échange auquel elle participait pleinement en était un bon indice. Elle pouvait conceptualiser cet indicible, donner sens à son vécu.

Un élément supplémentaire s'ajoutait au poids des symboles précédents, le symbole que la Suisse prenait dans la lignée des mères.

Quand sa grand-mère avait effectué son voyage de noces en Suisse, décalé et reporté à plus tard, vu les difficultés de l'après-guerre, elle avait placé sa fille ( sa mère), l'aînée chez les tantes est imprimé en celle-ci une rupture d'attachement, un traumatisme d'abandon et inconsciemment sa mère quelques mois après sa naissance avait reproduit le fait pour partir en vacances créant ainsi, renouvelant le syndrome de l'abandon des aînées. Elle en portait aussi le poids

Synchronicité, le voyage en Suisse de ma fille après ces 6 semaines de déprime correspondait aussi à un acting out, une mise en scène, de sa part à un pèlerinage symbolique dans le pays des helvètes pour avec ses amies vivre une semaine joyeuse et détendue de sports d'hiver. Ce voyage apparaissait comme la fin d'une parenthèse de mort car réalisé après le 17 mars, date de décès de l'arrière-grand-mère pour entrer dans une parenthèse de vie dont elle gardait encore la mémoire. Séjour plein de vie, de joie de vivre d'un état qu'elle portait en elle comme potentiel et sur lequel elle pouvait s'appuyer pour survivre et rouvrir la vie en elle. Comme à Bethléem ou un nouvel enfant est né que son remède « Star of Bethléem lui ouvre la porte d'une joie retrouvée.