14/07/2012

L'impermanence des choses.

pérennité,stockage,word 2004,mémoire familiale,correction textes,histoire de famille,imprimerie,volatilité des textes encodés,sysypheComme mes textes étaient revenus de chez la correctrice, je m'étais donné comme objectif avec mon nouveau PC de les passer en revue et cette fois d'en faire un nouveau tiré-à-part de qualité.

Surprise dès l'ouverture d’un texte et à ma demande de faire la première correction, l'application de traitement de texte déclara forfait. Je pouvais lire sans problème mais la nouvelle configuration ne me permettait plus les corrections. Je devais abandonner la version 2004 et passer à la version 2011. La situation était claire, OK moyennant un petit détour au travers de mon porte-monnaie. J'étais dans une impasse. Pour la deuxième fois en quelques mois je venais d'être confronté à une dure réalité. Qui n'avance pas recule ! Je n'avais pas suivi les mises à jour, les compléments, les versions successives pour la bonne et simple raison que j'étais à l'aise et comblé avec l'outil à ma disposition.

Je n'étais plus un consommateur avide mais un simple utilisateur porté par la vague, ne voulant pas être à la pointe du progrès. L’ABC de l’application me convenait pour la forme, le fond était mon souci.

La réalité était autre, dans mon coin, je pouvais me contenter de la base standard, mais connecté à l’internet et aux autres, l'évolution technique s’imposait.

Ma généalogie qui était placée chez un hébergeur extérieur devait être rapatriée car celui-ci n'assurait plus le service à partir de l'été. L'application pour développer le site généalogique n'était plus non plus dans le vent, elle allait à terme disparaître car elle n’était plus suivie par celui-ci. Sa simplicité pourtant me convenait et répondait à mes besoins mais la société n'y faisait plus son bénéfice et elle larguait ses anciens clients.

Les heures passées à construire patiemment l'histoire de ma famille, mon récit de vie en prenait un coup. J'étais forcé de me remettre à l'étude de toutes les subtilités d'une autre application, de transférer ce qui était construit dans la nouvelle application, avec des contraintes neuves inutiles dépassant de loin mes besoins primaires.

Mon expérience passée, mes réflexes, tout était à ras.  Il me fallait reconstruire, me mettre à jour assurer le transfert des données sans progresser dans la recherche. Je m'occupais simplement de veiller au transfert de mes données essentielles d'une application à l'autre d'une version à l'autre. Si je ne sauvais pas sur papier mes recherches, celles-ci allaient disparaître comme avait disparu l'information sauvegardée sur mes disquettes. Cette fois là, non pas par une révolution technologique mais par une fuite d’eau provenant d’une tuile fendue, justement au-dessus de la boite où elles étaient rangées.

Vive le progrès, oui sans doute mais le progrès incessant est-il utile et nécessaire. N'est-il pas un point optimum, un point d'arrêt. L'imprimerie arrêtée dans sa forme typographique avait duré des centaines d'années. Transférées dans le traitement de texte sur support électronique elle ne durerait que quelques années. La bande magnétique avait replacé le disque souple, celui-ci était abandonné pour  la disquette qui cédait la main au le disque dur. Le stockage  en ligne puis la clé USB, avaient suivis.

Quelques années s'étaient écoulées, et je vaoyais avec appréhension que je passais trop de mon temps au transfert des données et pas assez à la production.

Pour la pérennité de mon travail, de mes archives, le passage à l’imprimé s’imposait avec urgence.

Mes enfants prendraient-ils la peine d’ailleurs de lire les fichiers ?

Un ensemble papier s’imposait.