28/02/2012

Week-end de décembre-Second deuil

deuils non-faits,hérédité,transmission familiale,dépressionAlors que je rangeais un tas de papiers s'empilant sur mon bureau une photocopie du faire-part de décès de Philomène apparut. Hasard de l'histoire! Non. Simplement dans les circonstances présentes, un clin d'oeil du destin pour rapprocher 2 événements, pour montrer du doigt la confirmation de l'hypothèse de la praticienne de bioénergie.qu' entendait ma fille, le jeudi précédent à propos de son arrière-grand-mère maternelle Germaine. La mère de celle qui occupait nos esprits se rappelait à notre souvenir, à notre attention. Qu'elle avait du être la détresse de cette mère puisqu'elle savait que sa fille était perdue. Elle assistait impuissante à son déclin, à la progression de la tuberculose de celle-ci, à son éloignement pour les derniers soins dans un sanatorium en Suisse. Pour les enfants s'ajoutait à la détresse cachée de cette grand-mère, la peine de leur mère de 30 ans qui devaient les abandonner. Comme en acoustique, un niveau de vibrations affectives avait créé un noeud d'émotion entre mère et fille qui résonnait toujours dans la lignée maternelle. Les chagrins avaient été transmis dans la descendance et ma fille, trois générations plus tard, oscillait entre les 2 moments clés. 

Sa première période de déprime correspondait à la lente agonie de Germaine dans l'ambiance de fin de l'hiver helvète après sa mort datée du 17 mars. Dans un effondrement du temps par un hasard signifiant, ma fille était partie en solo avec des amis pour s'éclater dans des vacances qui l' avait remise sur pied. Les 6 mois suivants en miraculés, elle s'était jetée dans  un activisme débordant en s’épuisant pour rechuter à l'automne. Par son voyage joyeux en Suisse que je voyais comment l’antidote à l’agonie de l'aïeule, elle était repartie oubliant le marasme passé, elle était sortie de la crypte où elle s'était perdue. Elle était ressuscitée.

La guérison n'était pas totale car elle était retombée  dans cette crypte toujours active par le deuil n'ont fait de celle qui avait assisté à la mort de sa fille. La crypte était double. Un autre deuil devait être fait. Le faire-part en évidence devant la page blanche où j'essayais de relater les émotions, les événements entre-temps avaient disparu certainement escamoté par mon épouse. Elle ne souhaitait pas éclaircir l'hypothèse, affronter les sentiments imprimés en elle. Il fallait refouler les émotions, chanter, «  Tout va très bien Madame la marquise ». C'était sa lignée  sans doute, mais il fallait aider notre fille, faire le nécessaire affronter l'émotion occluse pour l'empêcher de nuire, la décharger comme on le ferait  de l'énergie accumulé par un condensateur.

La bronchite asthmatique de mon épouse qui avait débuté le soir ou l'information lui avait été livrée par sa fille, était un indice fort de son implication inconsciente dans le processus. Les faits s'accumulaient, confirmaient l'hypothèse mettaient en avant son angoisse de voir surgir en elle les émotions de sa fille, de sa mère, de sa grand-mère, de son arrière-grand-mère. Elle tremblait de peur et sa tête à l'occasion s’emblait s’agiter sous l’effet des émotions refoulées et occultées, d’abord par Philomène et Germaine, ses aïeules.

Ne fallait-il pas lire dans l'abcès à sa mâchoire inférieure droite simultanée à sa bronchite, l'indice de paroles douloureuses non  prononcées. Pourquoi à ce moment-ci les assiettes noires héritées de sa mère, étaient-elles sortie à nouveau des armoires.Comme pour marquer un deuil non fait. Pourquoi me mandatait-elle pour rester au pays comme gardien de notre fille, et allait-elle aux sports d'hiver où ses amis l'invitaient ? Sans doute pour exorciser le dernier voyage de sa mère en Suisse pour revoir la sienne au sanatorium une dernière fois. Voyage impérieux  symbole de l'éloignement et de la mort plutôt que de rester au chevet de sa fille et soutenir l’ hospitalisation de jour annoncée et proche. Fuite encore pour émotion non résolue qu'il fallait exorciser. Comment fallait-il lire le fait que sans le temps, ces événements récents se passaient juste avant la date du 19 Décembre, date de la mort de Philomène, mère de Germaine point d’inflexion de la deuxième période de déprime de mon aînée.

Suite due du post  (Le téléphone fixe )