06/12/2006

Les incidents et l'Histoire

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Curieux, dans le clan au village en 1710 trois cousins porteurs du nom, se sont remariés à quelques années de distance. Epidémie, conditions sanitaires, peut-être, mais pourquoi uniquement les femmes, mortes en couche? Où à nouveau des faits militaires causés par la proximité d'une place forte sur la Meuse. Avares de détails, les livres paroissiaux ne notent que simplement les dates, les relations familiales car chacun sait. Pourquoi noter ce qui est connu, évident. Anecdote attestant des passages des troupes militaires qui l’été venaient conquérir ou reconquérir la forteresse clé de Huy. Français, Hollandais, représentent  en 1703 jusqu'a 100000 bouches à nourrir supplémentaires autour et dans la ville.

La révolution française.

Livres d’Antheit. Mariage le 30 Novembre 1795, Françoise, épouse un officier français, le grand amour sans doute. Que sont-ils devenus, les livres ne disent rien, sinon dans la rubrique des décès un peu plus loin que sa mère est décédée à Paris, le 2 mai 1797. Bien peu de choses pour cette rupture dans la sédentarité. La révolution n’est pas que dans les livres, elle est dans le cœur des familles. Eux sont notés mais combien d’autres sont partis, en affaires, comme conscrits, comme conjoints pour ne pas revenir.


Les armées françaises

Il n’y a pas que des dates concernant la famille dans les livres des cures, l’histoire parfois s’introduit pour rattacher l’arbre à l’histoire tout court, selon les lieux à la grande histoire..


« Extrait du livre tenu par l’abbé Bisqueret, curé du village »


« Pendant qu'une partie de la septième compagnie du premier bataillon des volontaires français du département de la Sarthe, était cantonné à Fallais, le 1er février vers les 2 heures de l'après-midi, on a trouvé mort à Fallais ; Michel Clergy, né et baptisé dans la paroisse du Cruxifix au Mans, département de la Sarthe, marié à N. Sauvage, dans la paroisse de Saint Benoît au dit Mans, charpentier de profession et volontaire dans la dite compagnie, ager d'environ trente six ans et enterré dans le cimetière de l' église paroissiale Notre-Dame à Fallais vers cinq heure le soir en foi de quoi, j'ai signé le présent acte, le troisième jour du dit mois de l'an de grâce 1793»

Ce n’était pas des enfants de chœur qui se promenaient à cette époque. Qu’apportaient-ils à ceux qui résidaient à l’année dans les terres avoisinantes ? La mémoire familiale était muette, tant de jours s’étaient écoulés.
Angoisse, peurs, rapines, violences ou de bonnes affaires avec l’intendance des armées. Qui pourraient le dire seul les chroniqueurs et encore, ils n’avaient que d’ yeux pour les rois, les chefs d’armée. Le peuple était là et subissait.