17/03/2007

Le nid est vide


humeur de chat,esseulésLe départ du dernier enfant.


L'un après l'autre au gré des évènements de leur vie, ils avaient quittés la maison familiale pour voguer dans leur barque vers de nouveaux horizons. Lentement l'agitation qu'ils avaient crée autour de nous s'était apaisée, les va et vient multiples et divers s'étaient raréfiés, l'animation journalière avait changé de niveau pour atteindre une zone de calme inconnu, interpellant, effrayant. Pendant plus de vingt-cinq ans, ils avaient tissés autour de nous leur activité et depuis lundi le fils à son tour avait emporté sa radio, sa sono pour quelques mois de gardiennage dans une maison en attente de rénovation. Depuis lundi, le nid était vide cinq jours sur sept. Le monde n'était plus aussi diversifié, le monde journalier, quotidien se ramenait à sa présence, à ma présence. Le temps venait de mettre fin à la permanence, à l'image du nid, le temps s'écoulait vers le vide, l'absence et à terme la mort. La fin était en vue.


La présence.


A midi, assis dans le fauteuil pensif et morose, je fus rejoint par le chat qui s'installa contrairement à ses habitudes, exceptionnellement sur moi, contre ma poitrine, comme un enfant l'aurait fait puis s’appuyant, il se tourna pour finir couché sur le dos dans le creux ouvert entre mon bras et mon corps. Il se lovait comme un bébé, comme pour me dire que s'ils étaient tous partis, lui était là pour vivre des moments de présence, de proximité. Q'en somme, lui, je ne l'avais pas perdu.

Sensible à mon émotion, il apportait sa présence réconfortante de chat.