05/11/2010

Le faisan.

 

psychogénéalogie,hérédité,lignée familiale

Oh ! regarde là, dans le coin de ton jardin. Un faisan ! Le spectacle était pour moi de toute beauté. Inhabituel et je l’avais relevé avec l’enthousiasme d’un enfant.

« C’est un faisan qu’ils lâchent pour la chasse et qui a été élevé comme les poules. Ils volent à peine et ne s’enfuient pas vite. » me dit, mon amie.

Manifestement à le regarder de plus près, il n’était pas sur le qui vive, et ne craignait pas son environnement. Son comportement sauvage avait disparu.

Il picorait à la manière d’une poule. C’était presque un animal domestiqué. S’associait immédiatement une observation lue dans un livre de Konrad Lorenz, à propos des oiseaux.

-« Un œuf d’oiseau chanteur, couvé par un oiseau qui ne chante pas, donne un oiseau non-chanteur. »-

 Le parallélisme me semblait éclairant. Deux mondes se superposaient, s’associaient avec la psychogénéalogie. Le faisan avait été élevé et couvé artificiellement, il n’avait pas reçu de modèle de comportement de sa race sauvage, par la couvade, par l’attention et la vigilance de la poule faisane. Il n’était qu’une pâle copie, un faisan virtuel sans racines. Son allure, son ADN faisait de lui, un faisan leurre, un demi faisan.L’importance de la couvade était mise en exergue.

 Pour nous humain, c’est la même chose. Nous avons reçu de nos parents, en plus de nos gènes, notre comportement social de base, nous avons été imprégnés d’habitude, d’éléments de non dit qui faisait de nous un être plus ou moins compétent, plus ou moins adapté à la vie qui nous attendait. Notre potentiel de développement, de performances se bâtissait aussi avant et par-delà l’éducation proprement dite.

Nous n’étions pas, comme une bande magnétique vierge qui le jour de notre naissance commençait ses premiers enregistrements. Des valeurs subtiles nous étaient transmises par des voies mystérieuses actuellement non identifiées, dont les champs morphogéniques pourraient faire partie.

 Ces deux constatations s’ajoutaient aux informations lues pendant les vacances dernières à propos de l’épigénome. Nouvelle science qui découvrait la transmission de comportements au cours des générations, sans qu’ils soient identifiables par des modifications d’ADN.

Les comportements alimentaires de la population soumise à des famines ou des périodes d’abondance qui suivaient se retrouvaient trois générations plus tard chez les petits-enfants et conduisaient à une longévité différente. Les premières études scientifiques laissait apparaître une autre transmission non génétique. (Bygren -Karolinska Institute -Stokholm)

Les problèmes majeurs rencontrés, portés par nos ancêtres, n’étaient pas sans influences sur nous. En nous d’une manière ou d’une autre s’inscrivaient les manques, les erreurs, les fautes de l’un ou de l’autre de ceux qui nous ont précédés.

Les valeurs reçues ne sont pas uniquement positives.

A nous d’ouvrir les yeux et si possible d’en tenir compte,  d’en  prendre distance, voire d’y remédier.