04/10/2006

Photos

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Le pèle-mèle.

Pour me rendre à une session de développement personnel appelée « Se libérer des entraves du passé », j’avais du, en préparation, faire quelques recherches dans le tiroir des photos de famille. J’en avais retiré quelques unes de mes parents, de mon enfance,de mes frère et  sœurs du temps de la fratrie. Rangées avec les gouaches, le matériel de dessin, des feuilles A3, elles faisaient partie du kit demandé par l’animatrice pour nous mettre à l’œuvre le lundi suivant, premier jour de la session.

Alors qu’il en ignorait les préparatifs et probablement la date du départ, mon fils était passé, ce samedi,  en coup de vent comme à son habitude. L’idée lui était venue de nous emprunter un cadre, les photos qui lui manquait, les photos de ses sœurs,  et de nous, ses parents pour constituer le pêle-mêle qu’il voulait mettre dans son nouvel appartement.

Cela m’avait après coup surpris car je ne pouvais manquer de voir la simultanéité qui était en train de s’établir, de part et d’autre comme en symbiose. Parallèlement par les photos,il se reliait à moi, à nous, juste au moment où j’allais travailler le lien qui me reliait à mon passé et mes parents.

Cela n’avait pas l’air de lui poser problème, le problème était chez moi. En effet, je n’avais jamais mis dans les pèle-mêles familiaux,  la photo de mes parents, à coté de celle de mes beaux-parents pour indiquer à nos enfants leurs doubles  origines. Visuellement la place de mon père et de ma mère n’était pas occupée.

Je faisais de la généalogie dans les fichiers, les arbres généalogiques, les microfilms sans étaler en plein jour mes auteurs. Le lien concernant mon coté père, mon coté mère ne se voyait pas.

C’était vraiment paradoxal. Une fois de plus  le dicton, « C’est le cordonnier qui est le plus mal chaussé. » trouvait son expression.