03/05/2009

Le rêve utérin.


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Tout était parti d’une constatation bien réelle, d’un fait qui venait de s’imposer dans la vie quotidienne.« la coupure du lien virtuel à mon opérateur GSM ».
L’âge m’avait conduit à la fin de mon activité professionnelle et je me trouvais en ce premier mois de mes activités nouvelles en train de m’organiser pour survivre à cette situation quand mon GSM afficha le lien de survie. « Urgence seulement ». Mon lien au monde extérieur ne fonctionnait plus.
Seul l’accès aux services d’urgence demeurait possible. C’était une situation de crise.
Le GSM de mon épouse était dans la même situation. On venait de couper le lien virtuel, mon cordon ombilical au réseau et à mes contacts. Je venais de naître une fois de plus. Il me fallait réévaluer mon état d’abonné.


De membre du personnel, j’étais passé dans la catégorie « pensionné. » J’étais devenu client. Les règles n’étaient pas les mêmes. Et c’est là que le bât blessait, je m’imaginais relié à ma manière à l’opérateur et non pas selon les faits actés dans les procédures. D’un ensemble de règles qui se superposent comme un jeu de Lego, j’avais exploité les avantages posé sur l’élément de base et imaginé que ceux-ci étaient valables pour l’ensemble des pièces de la construction. J’avais pris une partie pour le tout et m’étais réconforté dans une situation qui ne pouvait tenir la route car du coté de l’ancien employeur la limite était définie clairement, nettement. La brique de base et elle seule.

Une fois de plus, j’étais revenu à l’exercice de clarification de la limite comme plus d’une fois, j’avais du le faire les dernières années,  notamment à propos de la mitoyenneté de ma propriété avec celle du voisin du bas. En parcourant chaque état de limite rencontré, vers le passé et vers l’enfance, j’arrivais par association à ce fait qui se clarifiait de plus en plus. Quelque part, je n’étais pas né psychiquement.  Je rêvais encore du grand tout, j’étais quelque part dans le rêve utérin.


La société.

Chez mon dernier employeur, un concept s’était clarifié au cours des mois. Un concept important à mes yeux, la similitude entre la société qui paie et donne l’occasion de consommer et de vivre et la mère qui permet à l’enfant de se nourrir et d’évoluer. De part et d’autre, une entité sur laquelle on s’appuie pour survivre, une entité dont il faut s’assurer les grâces pour bénéficier du flux nourricier indispensable. La culture familiale revenait ici en force. Quels outils avais-je reçus, pour cette survie ? Etaient-ils actifs ou passifs ? De quelles manières les avais-je fait mien et d’ailleurs les avais-je reçus correctement, balisés par mon père et ma mère ?
Comment mes branches maternelles et paternelles, avaient-elles fondés ceux-ci au cours de mes années d’éducation et qu’avais-je fait de ce que j’avais reçu ? 
La situation était complexe. 


Les croyances.

La période était elle idéale pour ce message qui me parvenait de l’extérieur. Il symbolisait le cordon non téléphonique mais ombilical et tout le rapport au milieu utérin. Etait-ce le moment propice pour aborder ce point délicat ? En tout cas, c’était un point d ‘appui pour une discussion au sein de mon couple ou je ressentais fortement du coté de mon épouse la nécessité de bénéficier de l’avantage que représentait ce lien, sans y apporter le moindre apport. Cela faisait partie de ses bénéfices gracieux,  permanents et sans limites donc, ses droits. Il était bien entendu qu’aucun devoir de gestion ne devait y être associé, tout était bénéfice. Son travail, dans un atelier extérieur, sur les croyances, arrivait juste à point pour aborder le sujet de la croyance plus particulière qu’elle avait, celle qui me semblait être d’un autre âge de développement de bénéficier vu son état d’épouse de tout, tout le temps et sans compter ou mesurer.

Un autre lien venait d’être mis a jour, ancien. Il représentait la première partie de la comparaison ci-dessus. Le rapport à travers son bénéfice perdu, à la mère nourricière dont la séparation n’avait pas été digérée.