22/10/2008

Conseils - Détachement.

BW58-Détachement..jpgL’usage familial
Y aller, ne pas y aller, à cette messe à laquelle j’avais fait recommander ma tante, sœur de ma mère.
Par tradition, par respect pour ses valeurs que j’avais côtoyées pendant toutes les années de ma vie. Je me devais de faire ce qu’il fallait pour elle, pour moi. C’était la forme. L’usage était respecté.

Pourtant, au coin de mes pensées,une petite bulle de sagesse venait de survenir, de m’inviter à examiner le sens de cette démarche de la tradition, à observer au-dessus de l'agitation, des émotions.

Le Gourou.
A la méditation, mon gourou, nous recommandait de voir les attachements qui nous reliaient au passé, de voir comment s’en libérer pour repartir sur le fleuve de la vie, libre, mobile vers l’avant selon le destin. J’y croyais, je m’appliquais, je les cherchais ces attachements pour m'en séparer, pour atteindre l’équanimité.

La Tradition.
N’avait-elle pas raison la tradition, de nos faire prendre les chemins du détachement, par ce simple fait de consacrer du temps d’une ou de plusieurs messes pour un défunt, pour une âme trépassée, pour le repos de celle-ci, comme on le disait. N’était-ce pas la meilleure manière de s’en détacher, de retrouver une liberté sans remords et sans peine, vis à vis de ceux qui avaient vécus leur vie.

Seule différence, la tradition était gratuite mais avait perdu son sens. Mon gourou, mon psy étaient payants mais à la mode.