21/05/2012

Autour d'un café.

sise,tradition,vie à la campagneCe lundi matin, en passant par la banque, mon épouse qui y allait  pour la 1ère fois, avait rencontré une amie et invité celle-ci à prendre un café. C'était l'occasion d'échanger à propos des événements de la semaine dernière aussi avions-nous immédiatement pris accord entre nous pour innover dans nos habitudes. Nous nous étions retrouvé dans le shopping au café avec elle pour parler, de tout et de rien. C'était la première fois aussi que je prenais un thé avec mon épouse dans cet endroit.

La série de coïncidences était grande.

Immédiatement la conversation était devenue animée, très animée par cette amie d'ailleurs car elle n’était jamais à court d'idées, ni d'anecdotes. Une bonne attention était nécessaire pour la lancer vers les sujets que l'on préfère, ou l’arrêter dans son élan sinon c'était l’avalanche verbale. Généreuse dynamique active, elle était  un personnage dans son quartier et sa paroisse. Elle est aussi une vendeuse hors-pair. Les mouvements caritatifs qu'elle soutenait l’appréciaient beaucoup. Parmi les différents sujets abordés, un thème émergea. La manière dont fonctionnait notre association où elle était très présente par son dynamisme, son rôle d'élément moteur et sa position d'élément neutre féminin. Grâce à elle, nous étions retournés au mode de fonctionnement de sa famille, de son clan familial, gérant une ferme dans les Ardennes. Avec ses mots, elle décrivait la manière dont elle avait été éduquée au travail.

La nécessité faisant loi, chacun, avec ses ressources, s’élançait pour mener à son terme la tâche du jour.

La famille était un tout qui se mettait en route pour arriver au bout de ce qui était à faire. De manière fluide, chacun prenait en charge sa part, sans se perdre dans des vaines et inefficaces prépondérances. Il n'y avait pas de chef qui fouettait les troupes pour atteindre des objectifs. C'était le groupe qui fonctionnait comme chef par consensus entre ses membres pour atteindre l'objectif. Le soir, la tâche accomplie, au repos avant la nuit le groupe revisitait l'organisation passée pour l'améliorer  ou la redéfinir tout en débordant après, si du temps restait sur le sujet ou l’anecdote du jour. 

Cette manière de faire m'avait touché. Elle exprimait verbalement, mon ressenti à ce sujet. Elle mettait aussi en évidence, en la basant sur la vie à la campagne, mes tentatives multiples de créer ce que je nommais la sise.  C'était un retour à un type de fonctionnement qui n'existait plus à présent et qui me remplissait de nostalgie. Je souhaitais remettre en route, cette fin de journée(sise) pour partager en groupe, au sujet de la vie, des découvertes du jour, des progrès effectués.

Mais quel en serait le moteur, les impératifs, les chances de succès. La tâche journalière à la campagne, a remplir collectivement, avait entraîné ce type de fonctionnement. La vie actuelle l'avait dissous sans que
des structures se mettent en place. Pourrait-on passer de l’un à l’autre sans cette base collective ?