22/08/2011

Tel père, telle fille.

hérédité,comportement,destin,solitudePour faire une photocopie de l'article sur « les choses de la vie » le suicide comme seule issue, je plaçais le journal dans ma mallette et la phrase traversa mon esprit. Comme une nouvelle dia  qui apparaissait sur mon écran intérieur. Une nouvelle connexion venait de s'établir, un parallélisme subtil, profond.

L'ami de ma fille, mon fils,  moi. La boucle était bouclée. Le père avait souffert d'une solitude profonde, d'un éloignement des choses de la vie, de la fête,  de la convivialité,  d'amitiés, d'une vraie tendresse avec sa fille, son fils. Mon profil d'homme avait été figé, dans ses limites et ses blessures. Ma fille prenait pour copain un même type d'homme, vivant dans sa coquille, solitaire, ayant eu peu d'amis et un beau jour ayant vécu cet appel ultime à la communication.

La dactylographie d'un ancien texte avait remué hier, l'histoire de la toux de ma fille, liée à sa solitude. Dans un article pastiche de celui intitulé Re-naissance, je revenais par la toux de ma fille à mon vécu,  à mon noyau de problèmes, à ma solitude profonde. Ce n'était pas tant ma fille, mais moi aussi son père qui était dans le même scénario. Une véritable solitude d'enfance, d' adolescence,  un parcours de chien battu qui se roule en boule pour soigner sa blessure d'isolement,  qui chasse par sa douleur ceux qui pouvaient lui apporter joie,  réconfort, convivialité. Monde solitaire m'ayant battit, ressenti par celle-ci.

Pour ne pas sortir du connu, pour le sauver sans doute de sa solitude, ma fille se lie au même type d'homme que son père. Empreinte du passé qui colle à la peau. Empreinte d'un type d'homme.

K 21  Mars 2000